13 Septembre 1858

13 Septembre 1858
Installation numérique interactive
Coproduction Stereolux / Le Château des ducs de Bretagne / Nantes Exposition dans le cadre du Festival Scopitone / Septembre – Novembre 2012

Dans le cadre de l’exposition “Hambourg / New York, L’Austria, une tragédie dans l’Atlantique”, Laurent La Torpille fut invité à travailler une création singulière sur le thème d’un des plus dramatiques naufrages de l’époque.

Comme les artistes, écrivains, peintres, journalistes s’étaient à l’époque emparés de ce drame, donnant chacun leur vision des circonstances du naufrage, l’artiste nantais propose à travers cette œuvre numérique, une nouvelle interprétation de l’Histoire, que lui ont inspiré les nombreux écrits et un immense tableau de Eugène Isabey réalisé en 1858 : “L’Incendie de l’Austria”.
Convoquant l’imaginaire, questionnant le spectateur sur la notion d’uchronie, ce travail est baptisé de la date du naufrage. 13 Septembre 1858 prend la forme d’une toile numérique, figurant l’Austria suspendu dans le temps, comme si celui-ci n’avait jamais sombré. Cette installation met en évidence de façon symbolique et fantasmagorique la relation entre le point de vue du public et sa perception de l’Histoire.
Conçue dans la pénombre d’un espace clos, l’installation se présente aux spectateurs sous la forme d’un triptyque composé de trois écrans verticaux de 65 pouces inclinés. D’un simple geste de la main droite, le visiteur déclenche où stoppe des animations aléatoires, qui le font voyager dans, sur et autour de l’Austria. A l’aide de sa main gauche, le visiteur actionne le changement d’angles de vue de la scène, qui se décline soit dans son intégralité sur les trois écrans, soit par des vues différenciées sur chacun d’entre eux. Aux gestes du spectateur et aux variations de représentations de cette toile numérique, est associée une ambiance sonore, générée en temps réel.

Le mode de perception auquel convie cette installation dépasse le simple principe de la caméra subjective ou encore celui de l’univers immersif. Il s’agit ici d’une réflexion sur une nouvelle forme de peinture “numérique”, qui tout en interagissant en temps réel avec les mouvements du spectateur, offre à ce dernier une multitude d’angles et de points de vue sur le thème représenté. Le temps réel rejoint ici le temps suspendu.
L’exposition, ouverte symboliquement 154 ans après la date historique du naufrage, s’est inscrite dans le cadre du festival Scopitone, opérant ainsi un dialogue anachronique et singulier entre patrimoine, art pictural et art numérique. 13 septembre 1858 n’est pas cependant pas la simulation d’une représentation graphique picturale qui aurait été reproduite par le biais des outils numériques.
Cette installation est, au contraire, la préfiguration d’un nouveau mode de représentation : celle d’une peinture auto-générée, une peinture numérique.

das Lichtquant & das Lichtquant AV

das Lichtquant & das Lichtquant AV
Installation arts numériques / Création 2013 X-Light / nuitnumérique #10 / Centre Culturel Saint-Exupéry / Reims

Conçue suite à l’invitation de l’association Brise Glace, l’installation das Lichtquant est une libre interprétation du thème de la lumière, présentée lors de la 10e édition de la nuitnumérique au Centre Culturel SaintExupéry de Reims.

Installation générative, das Lichtquant jaillit de la pénombre sous la forme de projections visuelles faites d’ondes, de particules, et d’interférences lumineuses. das Lichtquant est la matérialisation d’un processus d’interaction entre la lumière et la matière, couvrant les champs de l’absorption, de l’émission spontanée et de l’émission stimulée.
La présence du public, détectée aux moyens d’une Kinect, entraîne de manière aléatoire, une modulation de l’énergie des rayons lumineux et une stimulation des formes d’ondes électromagnétiques. Ainsi, le public se retrouve immergé au cœur de l’installation, interagissant malgré lui avec le flux des ondulations lumineuses et influençant leur vitesse de propagation dans l’espace de projection.
A travers cet éclatement de lumière qui rayonne sur l’ensemble des surfaces de l’espace clos, l’installation offre à voir une nouvelle perception du lieu d’exposition, sans cesse renouvelée par la présence et les allers et venues des spectateurs.

das Lichtquant AV
Performance audiovisuelle numérique

das Lichtquant AV est un projet de performance audiovisuelle. En résonance avec l’univers graphique et sonore de l’installation das Lichtquant, l’artiste Laurent La Torpille joue en temps réel avec la matière. La version “performance” de das Lichtquant se matérialise par une improvisation musicale et visuelle, basée sur un crescendo électromagnétique de radiation et de lumière.
Bien qu’elle résulte également d’un principe génératif, cette performance audiovisuelle est cette fois stimulée non pas par la présence du public, mais par un jeu d’excitation contrôlé en direct par l’artiste. Les capteurs employés sont différents de ceux de l’installation, puisqu’ils captent les doigts, les mains et le poignet du performer, en permettant une précision beaucoup plus fine et adaptée au jeux du live.
Grâce au procédé technologique de récupération de données, les mouvements de l’artiste se retrouve au cœur du dispositif, créant chaque fois une composition sonore et visuelle unique.

das Lichtquant est une libre interprétation du concept de photon développé par Albert Einstein entre 1905 et 1917.

Elle

Elle
Installation art numérique

Inspirée par les innombrables représentations iconiques de la Sainte Vierge à travers l’Histoire, Elle se présente sous la forme d’une installation multimédia axée sur la dématérialisation en continu d’une image numérique. Cette transfiguration en temps réel se matérialise par des représentations aléatoires découlant de l’image de la Vierge Marie.

Thème de prédilection de Laurent La Torpille, le temps réel se mue ici en un temps continu qui se déploie à l’infini. A travers cette métamorphose mouvante et ininterrompue, cette installation interroge le rapport qu’entretient chacun à la religion.
Bien qu’indissociablement liée à l’imagerie et l’inconscient collectifs, la lecture et l’interprétation de cette représentation est ainsi laissée libre au spectateur. Ambivalente, mutante, Elle sème le trouble en brouillant les codes de représentations séculaires. En transfigurant l’image sainte, elle questionne la dualité des notions du bien et du mal.

bubble-story

BuBBle Story “Le bonheur des traces”
Installation art numérique jeune public à partir de 2 ans
Création Stereolux / Janvier 2012/2016

BuBBle Story est la première installation interactive jeune public conçu par Laurent La Torpille.

BuBBle Story a été créé à Nantes en 2012, suite à une demande de réflexion sur un dispositif artistique et interactif à destination de la petite enfance, dans le cadre du programme d’action culturelle “J‘emmène ma maman à Stereolux”. Ce projet d’installation numérique prend ainsi sa source d’inspiration dans un questionnement sur la perception visuelle et sensorielle d’une œuvre d’art numérique pour le très jeune public.

Installation numérique très jeune public
La singularité du projet de BuBBle Story a de fait orienté le développement d’un dispositif technique permettant une relation directe entre ces jeunes enfants et l’œuvre, tout en privilégiant une expérience ludique et récréative, qu’elle soit individuelle ou collective.
BuBBle Story est un univers audiovisuel composé de bulles et d’ondulations liquides et colorées, projeté au sol sur un espace de 40m2. Invité spontanément à entrer dans le cadre de la projection, chaque enfant est simultanément détecté et captés par l’installation. En réponse à sa présence et à ses mouvements, les bulles colorées se modifient par de légères modulations qui mélangent formes, couleurs et mélodies musicales. Peu à peu, l’enfant se prête au jeu de l’interaction avec cet univers liquide et coloré, repoussant avec jubilation les limites de son expérimentation.